Syndicat C.G.T.
INSEE PICARDIE

LE COLLIMATEUR
5 décembre 2006

 

 1°) Moyen terme

* Moyen terme 2010 (1)

Les directeurs régionaux de l'INSEE doivent envoyer ce mois-ci à la direction générale un " bilan d'étape " sur le projet moyen terme dans leur direction régionale (DR), où ils doivent fournir à nouveau des scénarios sur le futur de leur DR. Deux mois après le show d'Ailly-sur-Noye, il ne semble plus question cette fois de faire semblant d'associer l'encadrement de l'INSEE PICARDIE à la réflexion. Sans doute cela devient-il trop " sérieux " pour lui faire jouer un quelconque rôle !

* Moyen terme (2)

La DG a décidé d'uniformiser l'organisation des formules de vente des publications régionales (une seule formule par DR). C'est l'occasion dans quelques DR de remettre en cause leurs abonnements en faisant porter le chapeau au CNGP, responsable selon eux de cette " contrainte ". En clair, les choix du moyen terme sont si " populaires " que l'encadrement a parfois du mal à assumer ses responsabilités !

2°) Entretien des locaux

La pétition à propos de l'entretien du bâtiment a connu, tant du côté de la chambre régionale des comptes qu'à l'INSEE ou la CCI d'Amiens, un franc succès. Il faut dire que, partout, s'expriment un ras-le-bol et le sentiment de ne pas être entendu. Cela semble être encore le cas quand, dans une note de service, on nous indique que le " dysfonctionnement des portes de garage provient d'un défaut de réglage des contrepoids consécutifs aux manipulations intempestives sur les portes et aux mouvements provoqués par les actions répétées sur les coups de poing de sécurité ". On croît rêver ! Si certains ont été obligés de bouger " manuellement " les portes et d'utiliser les coups de poing, c'est d'abord parce que les portes fonctionnaient mal ou pas du tout. Et sur ce point, aucune explication. Au contraire, on justifie la panne par les solutions de fortune utilisées pour la compenser. C'est fort !
Heureusement, la CCI d'Amiens, propriétaire du 3 rue Vincent Auriol, considère que les problèmes doivent être réglés par l'ensemble des copropriétaires, et non " chacun dans son coin ", et a demandé que soient inscrits à la prochaine assemblée générale de décembre du Syndic de copropriété les points suivants : portes de garage, fonctionnement de la chaufferie, ascenseurs. A suivre…

3°) Marchés publics tenant compte de critères sociaux

Le Conseil général de l'Oise vient d'intégrer dans ses marchés publics une " clause sociale ", autrement dit la prise en compte dans ses choix des critères sociaux des entreprises qui postuleront sur ses appels d'offre. C'est un exemple que la Fonction publique ferait bien de suivre plutôt que d'aller systématiquement vers le moins cher, quelles que soient les conditions et la qualité du service rendu. Ainsi, le marché de nettoyage de la DR doit être renouvelé en fin d'année. Selon nos sources, les offres des postulants sont moins élevées que les tarifs actuels, qui avaient déjà baissé lors du précédent renouvellement. Or, sur qui retombe cette course effrénée au " moins disant " qui se transforme presque toujours en " mieux disant " ? Sur la qualité de la prestation fournie, à minima, et sur le personnel d'entretien qui doit faire " mieux en moins de temps ". C'est un nouvel exemple des dérives de la " rentabilisation " de la Fonction publique.

4°) La statistique européenne au bord de la crise ?

Eurostat voudrait, depuis le début 2006, considérer la statistique communautaire comme une compétence exclusive de l'Union européenne au lieu d'une compétence partagée, soumise aux pouvoirs nationaux. En clair, jusqu'alors, lorsque Bruxelles agrandissait le champ de ses statistiques à un domaine, elle définissait les objectifs et les indicateurs à atteindre, mais laisser chaque pays de l'Union européenne libre des moyens pour y parvenir. Par exemple, pour le recensement de la population, il faut avoir un certain nombre de résultats comparables entre les pays mais chaque pays a une méthode propre pour les obtenir. Si la statistique devenait communautaire, cela signifierait qu'en plus des résultats, les méthodes et définitions échapperaient aux pouvoirs nationaux qui ne pourraient plus intervenir sur le contenu et les caractéristiques de leurs travaux dès qu'ils rentreraient dans le champ communautaire. Cela aurait deux principales conséquences : d'une part, cela modifierait en profondeur la réalisation de nos travaux, d'autre part, cela rendrait impossible la prise en compte des souhaits d'aménagements de concepteurs et utilisateurs des travaux. Avec une conséquence importante : cela changerait fondamentalement la conception des travaux statistiques en France. C'est pourquoi la France est farouchement opposée à cette conception de la statistique communautaire et l'évolution de cette affaire est suivie de près.

5°) Évaluation

La direction de l'INSEE fait des entretiens d'évaluation un élément important de son " management " . Elle a deux objectifs : rendre tout agent responsable de la politique décidée par sa hiérarchie et l'introduction progressive des salaires " au mérite " qui, l'expérience du privé le montre, n'aura pas grand chose à voir avec le travail réalisé.
Le pire, c'est que cela s'effectue à un moment où la direction est incapable de dire quels seront les travaux et leur contenu dans deux à trois ans, en particulier à Amiens. C'est pourquoi il faut refuser ces contrats individuels qui n'engagent que l'agent, jamais la direction. Les moyens sont nombreux : refus de l'entretien, refus de signature, recours devant les CAP, etc. Ne laissons pas banaliser ce système qui vise, à terme, à réserver des augmentations de rémunération à un club très fermé d'éléments bien vus de la direction.

6°) En bref

* La transparence commence, dit-on, par la circulation de l'information. Quand on sait qu'à l'INSEE Picardie, le dernier compte rendu date de la mi-septembre, on a fait plutôt le choix de l'opacité !

* Mercredi 6 décembre se tient le forum du " bien-être au travail " organisé par les services sociaux de la Fonction publique. Il est ouvert à tous les fonctionnaires. Or, l'information parvenue le 20 novembre à la DR a mis plus de 10 jours pour vous être communiquée. Ensuite, si l'on est autorisé à y aller, on retire d'office 1H30 pour le déjeuner, alors que, pour toute autre situation, le retrait n'est que de 45 minutes, temps minimum légal de pause. Encore une preuve du peu de soutien manifesté pour l'action sociale à la DR, considérée uniquement sous un angle administratif tatillon !

* Pétition salaires. 35 agents de la DR ont déjà signé la pétition pour réclamer un rattrapage de nos salaires. Ces signatures ont été remises, avec des dizaines de milliers d'autres, le 30 novembre au ministre de la Fonction publique, à l'occasion de la journée d'action CGT, FO, UNSA, FSU, CGC sur le sujet. Vu le succès rencontré, la campagne de pétition est prolongée. Avis aux retardataires…