Syndicat C.G.T.
INSEE PICARDIE

LE COLLIMATEUR
18 mars 2005

 

 1°) Mobilité

La campagne 2005 de mobilité interne à l'INSEE PICARDIE est lancée. Mal lancée peut-on dire puisque le poste du CNGP a été attribué sans appel d'offre, on aurait déjà annoncé à certaines personnes leur changement de service et la direction ouvre des " postes à courte durée " de 6 mois ! C'est ce qu'on appelle la transparence. Pour les postes " à courte durée ", rien n'est dit sur ce qui se passe après l'enquête " Coût de la main d'œuvre ". Intéressant pour les titulaires éventuels.
Il faut dire que le programme de travail a beau être " ronflant " dans certains services, il masque mal l'insuffisance des travaux à faire sur l'année. A l'inverse, d'autres services ont un programme chargé sans que des renforts soient envisagés. De même, ni cette mobilité, ni le programme de travail ne semblent avoir été l'occasion d'une réflexion sur une meilleure utilisation des capacités des personnels de la direction régionale. Autant la direction veut " responsabiliser " certains cadres intermédiaires, et encore à condition qu'elle y trouve son compte, autant le potentiel des autres est ignoré. On ne fait parfois appel à eux que quand vraiment on ne peut pas faire autrement, comme bouche-trous en somme.

2°) Sécurité

Les dégradations de plusieurs voitures subies dans le parking ont enfin fait réagir la direction pour demander la réparation de la porte défectueuse. Aujourd'hui, tout n'est pas totalement réglé, puisque, comme une bande a été rajoutée en bas de porte (pour, suite à nos remarques, empêcher l'eau ou tout autre produit de couler dans l'entrée et l'escalier ce qui les rendait dangereux), cela freine la fermeture de la porte, au point qu'elle reste encore parfois ouverte. Il faut donc pallier à ce nouvel inconvénient.
Plus généralement, il faut que la direction de l'INSEE soit plus active pour faire bouger le syndicat des co-propriétaires sur ce thème. Ainsi, si la sécurité du parking ne peut plus être garantie, il faudrait peut-être envisager une veille vidéo des entrées. Cela servirait plus que la caméra de l'accueil qui surveille une entrée par laquelle personne ne passe !

3°) Salaires

Notre ministre picard de la Fonction publique l'avait dit en février : pas question de discuter à nouveau de nos salaires. Il fallait nous contenter des 1% pour 2005. Sauf que les grèves et manifestations des 20 janvier, 5 février et 10 mars ont montré que l'austérité ne passait pas. Surtout quand, dans le privé, les profits sont records et, dans le public, on sacrifie emplois et salaires, quand, au sommet de l'Etat, on s'offre des largesses scandaleuses. Bref, le 22 mars, on va rediscuter de nos salaires. S'il faut être vigilant et maintenir la pression, cela confirme une nouvelle fois l'importance de l'action syndicale qui, unie, est encore la seule à faire bouger les choses dans ce pays. Cela montre aussi que la grève et la manifestation sont toujours les moyens les plus efficaces pour se faire entendre.

N.B. : en matière de salaire, il est aussi nécessaire que l'INSEE révise son vocabulaire. Si l'institut a tenu correctement son rôle en publiant une étude attestant la baisse des salaires du privé en 2003 après avoir fait de même pour ceux du public, il faut renommer l'enquête " Coût de la main d'œuvre ". Le salaire, principale dépense en matière de main d'œuvre, n'est pas un coût mais un investissement !

4°) Management (suite et pas fin)

* Une jolie note a été envoyée aux chefs de division de la DR le 18 mars, les informant qu'ils auraient à rédiger les appréciations de notation des personnes de leur division et que pour cela, une application informatique serait installée sur leur poste.
Passons sur le fait que cela signifie que l'appréciation sera une nouvelle fois déconnectée de la notation. Comme toujours, la moitié des personnels de la DR n'aura pas de mois de bonification, mais leur appréciation sera pourtant satisfaisante et leur objectifs atteints.
Là où cela devient comique, c'est que l'information date de février (d'après le compte rendu du comité de direction) et qu'elle était déjà diffusée à l'ensemble du personnel … le 17 mars dans ce compte rendu ! Enfin, l'application informatique était déjà installée sur la plupart des postes des chefs de division, avant la note !
Bref, tout l'inverse de ce qu'il faut faire. A noter quand même que la direction veut impliquer les chefs de division mais en conservant le contrôle. Ainsi, la note dit que " les appréciations devront au préalable être validées par les chefs de services et le directeur ". Autrement dit, faites le boulot mais on vous surveille.

* Lors du conseil départemental des services sociaux de la Somme du 8 mars 2005, un vœu a été déposé pour souhaiter le remplacement de J-P. Dumont, l'assistant de la délégation des services sociaux parti début janvier. Tout le monde, syndicats et administration, a convenu que c'était nécessaire. Sauf que, quand il a fallu voter le vœu, les syndicats l'ont voté ainsi que 3 membres de l'administration (dont la DRIRE et la DRCCRF) et 5 contre (dont l'INSEE et les Douanes). En clair, il y en a ceux qui, côté administration, ont pris leurs responsabilités en mettant les actes en conformité avec les paroles et puis d'autres qui continuent à pratiquer la langue de bois.

* Des chefs de divisions de la DR ont souhaité, pour diverses raisons, de ne pas pratiquer eux-mêmes les entretiens d'évaluation de leur division. On peut penser ce qu'on veut de ces entretiens, cette position méritait d'être respectée. Mais la direction l'a très mal pris et, revenant à des pratiques plus autoritaires, a consacré plus d'une heure d'entretien en moyenne à chacun pour les " convaincre " de leur intérêt à faire les entretiens. En fait d'intérêt, c'est celui unique de la direction qui a primé, car il faut savoir que le bon déroulement de ces entretiens est un élément important de la propre " évaluation " des directeurs régionaux par la DG. Comme disait l'un de ces chefs de division, " la direction de la DR ne m'a encore jamais consacré autant de temps quand il s'agit de parler travail ! ". Bref, soyez responsables mais ne prenez des initiatives que si cela va dans le " bon " sens, celui de la direction. A noter que les pressions " inamicales " de la direction n'ont pas convaincu tous les réticents.

5°) Divers

* Entretiens d'évaluation. Certain(e)s d'entre vous ont eu quelques surprises au moment de la lecture de leur compte rendu d'entretien d'évaluation (quand il a eu lieu). Pour répondre à de nombreuses questions, sachez que ce compte rendu peut être contesté en CAP. C'est un droit. Mais, la direction, craignant, d'après ses premiers échos, une forte demande de révision, ne se presse pas pour en définir les modalités. La CGT INSEE est intervenue pour qu'elles soient connues dans les meilleurs délais pour satisfaire les contestations de 2004.

* Féminisme . 100%. C'est le pourcentage des hommes nommés en 2005 au choix inspecteur général de l'INSEE. Cela a eu lieu 4 jours avant le 8 mars, journée internationale des femmes, histoire de marquer le fait qu'à l'INSEE, on n'a rien à faire de la parité. Mieux. On recule même en ce domaine puisque, en 2003 et 2004, ce taux était de 80%. Machiste, la direction de l'INSEE ?

* Locaux. Les Services sociaux ont clairement indiqué qu'ils ne souhaitaient pas quitter leurs locaux actuels. Idem au niveau du RP. Pourtant, la direction s'entête dans son projet pharaonique (500.000 euros) de faire déménager la division RP. Espérons là encore que la raison l'emportera et que l'on transférera l'énergie consacrée à ce projet non souhaité et non souhaitable sur les travaux de la DR.