Syndicat C.G.T.
INSEE PICARDIE

LE COLLIMATEUR
8 mars 2004

 

1°) Réforme du SED

Le SED se réorganise. Une réforme de plus pourrait-on dire. Vu le contexte, cela fait penser à un inventaire avant liquidation, vu la fin des bureaux d'information. De plus, comme souvent en pareil cas, la personne qui décide la restructuration ne sera plus là pour en voir les conséquences et les assumer ! De plus, les responsables des nouvelles équipes Etudes et Diffusion, étant probablement nouveaux à la DR, n'auront pas pris part à la réflexion de cette nouvelle structure et, donc, ne pourront se l'approprier pleinement.
Premier constat : l'imagination n'est pas (encore) au pouvoir à l'INSEE. Sans doute est-ce pourquoi la DG juge utile de faire un " Guide du management ", histoire de pallier les déficits actuels de certains On revient à une structuration du SED en deux pôles, comme au temps des Etudes et de l'Observatoire économique : les Etudes, dont les fonctions et l'organisation ne changent pas, et la Diffusion et ses outils.
Mais ce n'est pas forcément les vieilles chaussettes qui produisent le meilleur jus. Ainsi, au sein de la Diffusion, deux divisions seraient créées : Information des publics et Edition et système d'information. Quelques points positifs sont à noter : développement de l'équipe CRAO (4 personnes au lieu de 3), maintien d'une possibilité d'accueil du public (ouverture de la salle d'accueil tous les après-midi). Il est vrai, pour ce dernier point, que l'expérience des centres de réponse (Rouen, Strasbourg, Paris) est loin d'être concluante.
En revanche, l'important n'est pas tant la structure proposée (on en a vu et on en verra d'autres) que son contenu et sa logique. Or, certains nouveaux postes laissent rêveur : " être en charge de l'ouverture sur de nouveaux marchés ", c'est bien mais est-ce que cela fournit du travail à temps plein. De plus, tout dépend de ce que l'on cherche, car si c'est pour reconquérir tous les publics qu'on a rejeté ces dernières années, il y a de quoi faire Même remarque pour le contenu du poste " être en charge des publics intermédiaires ".
De même, la documentation, toujours ballottée au fil des réformes, est raccrochée à la Division Information des publics, mais on peine toujours à lui reconnaître son rôle central d'information qu'elle a au sein de la DR.
De plus, il y a parfois des problèmes de cohérence : pourquoi rattacher tels travaux à une division plutôt qu'une autre (exemple : séparation de la tenue des fichiers " Contacts " et la gestion des abonnements), répartition des rôles de l'encadrement au sein de Diffusion et ses outils
Enfin, la réforme masque autre chose : la diminution des effectifs, qui, pourtant, n'est indiquée nulle part dans le projet. Ainsi, la nouvelle structure propose pour la Diffusion et ses outils, un chef et deux divisions de 8 personnes, soit 17 postes, dont une création à la CREAO. Or, 18 personnes travaillent dans les équipes telles qu'elles sont aujourd'hui constituées. Cela signifie clairement qu'on supprime deux postes par rapport à la situation actuelle. Va-t-on faire le jeu des chaises musicales pour déterminer les " maillons faibles " du système ?

2°) Elections des représentants en CAP

Pour les personnes qui n'étaient pas là le 26 février, date du scrutin à l'INSEE PICARDIE, il est toujours temps de voter. En effet, les votes par correspondance sont acceptés jusqu'au 11 mars à condition d'être parvenus à la direction générale (DG) à cette date.
Si vous n'avez plus le matériel, bulletins de vote et enveloppes, vous pouvez toujours les retirer auprès du service du Personnel.
De plus, pour les DR en vacances le 26 février (donc Amiens) et qui rentrent le 8 mars l'administration organisera une "collecte" d'enveloppes T, pour les envoyer groupées, en Chronopost, le mardi 9 mars (instructions de la DG).

3°) Droit d'initiative pour les cadres

L'INSEE est en train de mettre au point un " Guide du manager " et veut multiplier les stages de cadres où la direction diffuse sa bonne parole. Parallèlement, de plus en plus souvent, les cadres supérieurs de l'INSEE sont convoqués par le ministre des Finances lui-même pour leur donner les directives à imposer dans leurs services. Ce fut le cas en juin 2003 pour la réforme des retraites, ce sera à nouveau le cas fin avril. Bref, voyant le peu d'impact et même le rejet de ses réformes, le ministre veut un encadrement aux ordres et ressert les boulons pour passer en force !
Des cadres aux ordres, c'est aussi ce que demandent les autres secteurs de l'économie : les scandales financiers qui frappent de plus en plus souvent les entreprises, les restructurations d'entreprises privées et publiques mettent de plus en plus en avant les cadres pour imposer les décisions et réaliser les basses besognes que les données économiques ne justifient souvent pas.
C'est ce qui a conduit les cadres et leurs représentants, dont la CGT, le Centre des Jeunes dirigeants d'Entreprise et l'Ecole de management de Paris, à réagir pour préserver leur rôle et leur déontologie et faire reconnaître des nouveaux droits sur leur lieu de travail.
Ces organisations demandent que la citoyenneté des cadres soit explicitement reconnue sur le lieu de travail par un droit d'intervention et d'initiative, droit reconnu d'expression pouvant aller dans certaines situations jusqu'au droit de refus ou d'opposition, sans faire encourir de sanction. Une revendication plus que jamais à l'ordre du jour à l'INSEE, si l'on veut maintenir un service public digne de ce nom !

4°) Vacataires d'été

La direction a souhaité proposer les emplois vacataires en priorité aux stagiaires ayant effectué au préalable un stage non rémunéré réussi. Nous demandons que, comme auparavant, les emplois soient d'abord proposés aux enfants du personnel, qui doivent être prioritaires.