Syndicat C.G.T.
INSEE PICARDIE

Compte rendu de la visite à Amiens le 7 février 2000 de l'Inspection générale de l'INSEE

 

L'essentiel à retenir :

L'Inspection générale était venue simplement en visite à Amiens, en touriste pourrait-on dire. Très peu de réponses aux problèmes évoqués, mais surtout des grands phrases qui ne disent rien. Bref, le cimetière des éléphants (surnom de l'Inspection générale) reste fidèle à sa réputation.

Son principal message a été de remercier le personnel de l'INSEE PICARDIE qui permit la continuité du service public et a fait preuve d'esprit de solidarité et de responsabilité. L'arrivée du nouveau directeur permettra de faire face aux difficultés rencontrées. Ca commençait fort : plus creux que moi, tu meurs !

Sur la DOPS, un éclair de clarté : SIRENE partira d'Amiens; le transfert sera moins rapide que prévu car il faudra d'abord faire un bilan de celui de SIRENE Caen à Rouen. Du coup, pour le calendrier, c'est le flou total : l'objectif est de mettre en place les réformes préconisées par la DOPS en 2003 ... voire 2004 ! L'Inspection générale met en parallèle le départ de Sirène avec l'arrivée de la division OLEE (emploi), comme si l'un pouvait compenser l'autre ! Cela montre une méconnaissance de la réalité du terrain. Elle insiste sur les bienfaits de récupérer les URSSAF à Amiens (EPURE), mais se fait très vague sur l'arrivée des enquêtes ménages à Amiens (pourtant prévue par la DOPS dans toutes les DR), qui paraît désormais incertaine. Pour le recensement en continu, on y verra plus clair au 2ème trimestre 2000 (savoir si la loi l'autorisant est votée ou non). Rien sur les conséquences de ce transfert de travaux pour les agents concernés. Les propos attentionnés au sujet du personnel du début n'était plus d'actualité. En résumé, on respecte le relevé de décisions, sauf que Sirène disparaît et les enquêtes ménages sont en suspens. C'est sans doute ce qu'on appelle à la DG, respecter ses engagements.

Sur la diffusion, en réponse à nos remarques sur l'incohérence des tarifs, les retards de produits ou les produits annoncés non réalisés, elle a déclaré un magnifique " vu l'évolution rapide du système, ça peut arriver ! ". Bref, ça peut continuer. Aux agents de gérer le discrédit de l'INSEE qui en résulte.

Sur les effectifs, la DG est conscient qu'il existe des besoins en A à Amiens. Un effort sera fait, mais que pour les A, rien sur les B et C. Attirer des A en Picardie sera un objectif assigné à la DG et ... au nouveau directeur, comme si le problème ne dépendait pas de la direction nationale !

Bref, beaucoup de temps de perdu et le sentiment du refus de voir les réalités locales. Pour s'entendre dire que tout va bien, un simple coup de téléphone aurait suffi ! Lamentable.

Compte rendu plus détaillé de la réunion

* Nous avons d'abord exprimé des regrets que cette visite ne soit pas une réelle inspection. Pourtant, le contexte s'y prêtait : absence de directeur pendant un an, avenir incertain de la DR (informations contradictoires sur la DOPS et absence de perspectives et de calendrier, pas de lettre de cadrage comme annoncée), dysfonctionnements de la DR (absence de PAT par exemple). Cela aurait été l'occasion de mettre en application les préconisations du comité des investissements qui soulignait la sous-utilisation de l'Inspection générale. Regrets aussi que le SAR ne soit pas auditionné. Pas de réponse.

* DOPS : Nous avons dit que le sentiment dominant pouvait se résumer à : belle pagaille, manque de clarté et de préparation, pas de considération pour le personnel concerné.

Le relevé de décisions du 14 octobre 1999 annonce des nouveaux travaux pour Amiens (RRP, enquêtes ménages, OLEE, enquêtes entreprises), mais pas le départ de Sirène. Mais il est précédé d'une rapide déclinaison de la DOPS en région (8 octobre 1999) annonçant le départ de Sirène d'Amiens. Aujourd'hui, il y a un relevé du comité de suivi de la DOPS du 22 décembre 1999 où il n'est plus rien dit sur les enquêtes ménages à Amiens. Nous demandons des éclaircissements, des engagements sur l'arrivée des nouveaux travaux et des moyens pour les faire, y compris ceux déjà présents, et sur le calendrier. De même, quelle garantie pour la qualité des travaux qui seront effectués hors Amiens pour la Picardie ?

Réponse : La DOPS permet d'avoir une vision à long terme de l'INSEE, en tenant compte des évolutions techniques. Elle permet d'avoir une vue d'ensemble et d'éviter de prendre des décisions au coup par coup. Elle doit être en place pour 2003 et donc, les nouveaux travaux seront en place entre 2001 et 2004. Tout est clair !

Il était évident pour l'Inspection générale que Sirène quittait Amiens. Le transfert se fera un peu plus tard que prévu car on souhaite tirer le bilan du transfert de Sirène Caen à Rouen pour mettre au point les mesures d'accompagnement : formation, accès des DR non sites au fichier, qualité du fichier ainsi géré. Elle laisse entendre que la division OLEE (emploi), avec EPURE, sera la compensation de ce départ ! Pour les enquêtes ménages, pas d'engagement. On réfléchit d'abord aux regroupements possibles des travaux suivant la collecte (apurement, etc.) et sur le lien entre le réseau d'enquêteurs et celui des délégués du futur recensement en continu.

En conclusion : la DOPS est une opportunité pour accéder à l'ensemble des informations (celui qui a compris peut nous contacter).

* A propos des enquêtes d'initiative régionale, nous avons souligné que des besoins existent mais les sources de financement sont limitées en Picardie et peuvent porter atteinte à l'indépendance de l'INSEE. Aussi, nous avons fait la proposition suivante : que la DG délègue des crédits aux DR pour faire ces enquêtes ou des extensions d'enquêtes nationales (une tous les 3 ou 4 ans par DR en moyenne) , crédits délégués sur des projets validés et sélectionnés par la DG. Nous avons rappelé la nécessité d'avoir un vrai pôle de compétence à Amiens (hors CNGP et INSEE EN DIRECT) et demandé des informations sur l'avenir du travail en réseau au niveau études.

Réponse : L'Inspection générale confirme que le pôle " Bassin parisien " sera maintenu à Amiens. Mais avec qui, mystère !

* Effectifs : Nous avons signalé la nécessité de renforcer certains services en A, B, C, indépendamment des nouveaux travaux, en particulier la faiblesse des effectifs Etudes. Nous avons demandé le remplacement de toutes les personnes quittant la Picardie et proposé la création d'un poste pour handicapé ou non-voyant au standard. Pour les A, nous avons souligné que l'absence des attachés INSEE dans les Services Statistiques Ministériels (SSM) conduit aussi à ce que l'INSEE n'assure plus son rôle de coordination statistique en Picardie. Cela joue aussi sur les travaux et l'indépendance des SSM.

Réponse : la DG est conscient du besoin en A de l'INSEE PICARDIE, mais rien sur les B et C. L'objectif sera d'attirer des A en Picardie en leur offrant un travail intéressant.

* Nous avons souligné le manque de reconnaissance de la Picardie par la DG à travers un seul exemple (parmi d'autres) : le comité de direction de la DG du 14 décembre 1999 louant le travail de la DR de Nancy grâce à une enquête sur la demande et l'externalisation des services aux entreprises alors qu'Amiens était le créateur du travail qui avait été transmis à Nancy pour le faire dans sa région ! Bonjour la reconnaissance !

Réponse agacée : la DG n'est pas là pour faire la recherche de la paternité des travaux et il est faux de dire que la DG n'a pas reconnu les résultats significatifs de l'INSEE PICARDIE.

* A propos de la diffusion, nous avons souligné le problème de la diminution des publications papier, qui provoque une gêne pour certains publics, et donc la nécessité de mettre un poste Internet au BI. De même, nous avons exposé des problèmes de diffusion : produits de prestige erroné, tarifs annoncés non respectés, délais non respectés, produits annoncés et parfois vendus non réalisés ! Cela conduit à mettre les gens de l'accueil en porte-à-faux et nous discrédite vis à vis des publics.

Réponse : il y a parfois des incohérences et nos propos contribueront à les corriger. Mais, vu l'évolution rapide du système, cela peut arriver. C'est dommage, mais il n'y a pas de perfection absolue.

* Au sujet de l'Informatique, nous avons dit que la recommandation du schéma directeur de l'informatique qui va dans le sens de retransformer les micros en terminaux, limitant les possibilités d'accès à certaines fonctions et/ou logiciels, est dangereuse. De même, nous avons regretté les évolutions possibles du rôle des GIIR et souligné la nécessité de coordonner les travaux des services Développement au plan national.

Réponse : ce thème sera discuté au niveau national, mais cette évolution de l'informatique permettra d'aller vers un régime plus sûr et plus rapide, de s'adapter sans réduire les capacités. Toute remarque sur le sujet peut remonter à la DG par les organisations syndicales, mais aussi le CURI (comité des utilisateurs de l'informatique).

* Parmi les autres problèmes signalés : l'organisation de SOFT, la nécessité d'obtenir des crédits pour louer des places de parking, le refus de laisser une page aux syndicats sur les sites régionaux Intranet, etc. Mais pas de réponse (simple enregistrement).